Chemins de randonnées

Pour les amateurs de randonnées (grandes ou petites), une équipe de la mairie nettoie et balise des chemins qui vous permettent de découvrir et d’apprécier nos chemins communaux.
Actuellement, 2 chemins sont à la disposition des randonneurs.
Vous pouvez consulter et imprimer ces guides en cliquant sur l’image.

01 — La boucle de l’eau

Parcourir la « boucle de l’eau », c’est aborder le rapport, parfois tumultueux, qu’entretient cet espace cévenol avec ses rivières et son fleuve (le Vidourle en est un puisqu’il se jette dans la mer au Grau-du-Roi). En été, c’est l’étiage (basses eaux), très sévère, et les lits des rivières sont le plus souvent à sec. Ce phénomène est accentué par un réseau karstique important : présence de galeries et cavités souterraines dans lesquelles s’écoule l’eau. En aval de Cros, le Vidourle y disparait. En automne, les épisodes cévenols font toujours parler d’eux. L’air chaud remontant de la mer se heurte aux premiers contreforts de la montagne où les courants y sont plus froids. La rencontre de ces deux masses d’air provoque des pluies violentes. Les rivières nombreuses se transforment en torrents dévastateurs qui se jettent dans le Vidourle et provoquent de graves inondations. Ce sont les « Vidourlades ». Trois barrages ont été construits en aval afin de réguler le manque ou l’arrivée massive de l’eau.

02 — De la mairie à l’église de Cros

Un cheminement qui nous renvoie à l’histoire mouvementée et douloureuse des religions en Cévennes : protestants et catholiques face à face depuis la Réforme au xvie siècle et la révocation de l’Édit de Nantes en 1685. Louis XIV va entreprendre la reconquête catholique. Toutefois, au début du XIXe siècle, on compte encore sur la commune 30 catholiques et 1006 protestants. Le Temple et l’Église, chacun abritant son hameau, sont séparés de plusieurs kilomètres. À la Mazade, le temple est détruit en 1684, reconstruit et rénové au xixe siècle. L’église romane Saint Vincent, du xiie siècle se situe, comme souvent, sur une draille celle dite « collectrice du col de l’Asclier ». Délaissée depuis la Réforme mais sauvegardée pendant les grands troubles, elle fut juste agrandie. Aujourd’hui, les cultes y sont occasionnels.